Les Ponts Couverts : les trois tours des remparts
Trois tours carrées du XIIIe siècle alignées sur l'eau, dernières d'une série de quatre : les Ponts Couverts n'ont plus de toit depuis 1784 mais restent le décor emblématique de la ville.

Le nom trompe : les ponts ne sont plus couverts depuis 1784, quand les toits de bois qui les protégeaient ont été démontés. Restent les tours carrées en grès, vestiges de la première enceinte de pierre de la ville, plantées là où l'Ill se divise en quatre bras.
Elles étaient quatre à l'origine, élevées au XIIIe siècle en même temps que les ponts, entre 1230 et 1250. Il en reste trois : la quatrième, le Malzenturm, a été rasée en 1869 après un incendie. Les survivantes doivent leur salut à leur seconde vie de prisons.
Ce qu'on y voit
L'alignement des tours et des passerelles se photographie de préférence depuis la terrasse du barrage Vauban, à cinquante mètres, qui offre le recul nécessaire. De près, on remarque les meurtrières et les traces des herses qui fermaient les bras de la rivière.
Quand y aller
En fin de journée, quand la lumière rasante prend le grès de face, ou de nuit : l'ensemble est illuminé et le quartier se vide. Le passage est libre à toute heure et le site n'est jamais fermé.
À enchaîner juste à côté
Barrage Vauban et sa terrasse panoramique gratuite, la Petite France à cinq minutes à l'est, et le Musée d'art moderne et contemporain juste en face de l'autre côté de l'eau.
Sources : fiche officielle des Ponts Couverts sur strasbourg.eu (quatre tours à l'origine, trois conservées, XIIIe siècle, Malzenturm rasé en 1869), retrait des toitures en 1784, données Google Maps relevées en juillet 2026 (note, avis, adresse, horaires), notices des musées de la Ville de Strasbourg. Les horaires et les tarifs évoluent : vérifiez la veille de votre visite.
Questions fréquentes
Pourquoi les Ponts Couverts s'appellent-ils ainsi ?
Combien y a-t-il de tours aux Ponts Couverts ?
Peut-on monter dans les tours des Ponts Couverts ?
Théo Lindner
Guide-conférencier pendant huit ans entre la cathédrale et la Neustadt, Théo connaît chaque pierre de la Grande Île. Il conçoit les itinéraires du guide, chronomètre les parcours et déniche les points de vue que les groupes de touristes ne voient jamais.



